Histoire de la Montagne

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De par leur élévation et leur masse considérable, les montagnes ont de tout temps et dans toutes les civilisations, exercé une fascination chez les hommes.

Successivement regardées comme le domaine des Dieux, dans la plupart des mythologies, puis comme le lieu de tous les dangers, elles devinrent un véritable objet esthétique au XVIIIème siècle.

Puis on s'accordera à leur reconnaître un climat sain et vivifiant recommandé aux convalescents et aux sportifs, pour aujourd'hui les associer à des valeurs de pureté, de naturalité et d'authenticité.


La montagne a longtemps été considérée comme le lieu de tous les dangers.

Le montagnard fait peur, il vit en marge de la civilisation, c'est un sauvage, un être violent, un brigand.

En outre, les montagnes sont réputées peuplées d'animaux effrayants, de dragons et de sorciers.

Mais surtout, la montagne est un milieu hostile où il ne fait pas bon s'aventurer : outre le froid, le risque de chute est permanent, quand ce ne sont pas les éboulements de rochers, les avalanches et la foudre qui menacent l'imprudent qui s'est risqué à gravir la montagne.

Parce qu’il est perçu comme vivant à l’écart de la civilisation, l’habitant des montagnes est considéré, jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, comme un être fruste et potentiellement dangereux.


Avec le Siècle des Lumières, l’argument s’inverse : c’est parce qu’il n’a pas été corrompu par la civilisation, que les montagnards, les bergers et les paysans sont perçus comme des êtres admirables, simples, paisibles, en un mot des hommes bons.

C’est cette simplicité naturelle que les philosophes invitent les citadins à retrouver. Car la montagne leur paraît doublement naturelle : comme nature physique et comme culture humaine.

On fréquente donc la montagne pour se régénérer, et ce de plus en plus au fur et à mesure que s'écoule le XIXème siècle.

La montagne est bonne pour la santé. Les eaux thermales qui s'en échappent soignent tout ou presque, et ce depuis des millénaires.

L'air y est vif et vivifiant. Le séjour à la montagne est donc recommandé aux malades et convalescents.

Saine et pure, la montagne est à l'image du montagnard. Ce milieu rude lui communique nécessairement la force et l'énergie dont il a besoin pour y survivre. Ce qui génère une véritable économie touristique.


Dès le début du XIXème siècle, les Alpes s'ouvrent au tourisme.

Un tourisme élitiste, mais sportif puisque le visiteur, l'été, s'adonne à des activités de randonnées et d'escalades.

Il faudra attendre les toutes dernières années du XIXème siècle pour que se développent les sports d'hiver, dont l'engouement ira croissant surtout à partir des années 1960, générant une véritable démocratisation de l'activité touristique, et ancrant définitivement l'image d'un milieu sain, bon pour le corps et pour l'esprit.

La montagne cherche, aujourd'hui à enrichir encore son image, en valorisant son patrimoine historique, agricole et gastronomique.

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